Émilie Dickinson, une poétesse américaine du XIXe siècle dont les écrits sont devenus des classiques. Son style poétique unique, se caractérise par des lignes courtes, l’absence de titres, des rimes obliques et une ponctuation non conventionnelle.  Sa vie est un isolement volontaire dans sa ville natale d’Amherst, qui a nourri une profonde réflexion sur la nature, l’amour, la vie et la mort. Elle aborde sa vision sceptique de la religion et sa critique de la science incapable de saisir la véritable essence de l’art. Malgré une vie recluse et un manque de reconnaissance de son vivant, son œuvre continue de captiver les lecteurs par son originalité et sa profondeur.

« L’espoir porte un costume de plumes, se penche dans l’âme et chante inlassablement un air sans paroles. Mais c’est dans la tempête que son air est le plus doux. »

Vie solitaire

Émilie est une poétesse américaine du 19ème siècle (1830- 1886), un personnage longtemps oublié. La publication de ces textes retrouvés par hasard, devient légende, une institution américaine.

La poésie d’Emily Dickinson a captivé des  générations. Ses poèmes couvrent un large éventail de sujets. Considérée comme une poète innovante et pré-moderniste, ses poèmes sont d’une forme unique, lignes courtes, manquent de titres et utilisant des rimes obliques, des majuscules et des signes de ponctuation non conventionnels.

Cette femme vécut toute sa vie dans la petite ville d’Amherst en Nouvelle-Angleterre. Elle passa sa vie entre son père autoritaire et sa mère invalide. Elle finit par réduire sa vie sociale à sa correspondance à ses amis refusant de recevoir des visites.
Emily se décrit elle-même comme une femme sensible, pleine de vie, spontanée et parfois éruptive.

« Et quand je souris, une lumière aussi cordiale
luit sur la vallée
que c’est comme si le visage du Vésuve
laisser sourdre son plaisir »

dickinson emiliy

 

L’art pour l’art

Elle écrivait des lettres et des poèmes pour elle-même. Elle était libre et voyait la vie avec lucidité et profondeur.   Elle écrivait chaque jour au gré de son humeur devant sa fenêtre sur la nature, l’amour, la vie, la mort ou l’immortalité. Cet isolement fournit une approche de méditation sur le monde et sur elle même.

On a inventé de nombreuses formules pour décrire son style de pensée : ses ellipses cryptiques, sa compression, ses sujets énigmatiques, ses centres absents et son abstraction.

Elle écrivit également sur la mort, elle perdit de nombreuses personnes de son entourage de maladie, notamment la tuberculose sévissait à l’époque et pendant la guerre civile de sécession. Elle ne voyait pas la mort comme une fin.

« Ce monde n’est pas conclusion
Un ordre existe au-delà –
Invisible, comme la musique
Mais réel, comme le son
Il attire, et il égare »

Elle s’opposait aux excès  de la science au XIXème siècle et conteste l’idée que la science puisse analyser ou expliquer l’art. La dissection des cordes vocales de l’oiseau ne dévoilent pas le mystère de la beauté de son chant.

Fendez l’Alouette – et vous trouverez la Musique –
Bulbe après bulbe, en argent roulé –
Distribué en petite quantité au matin d’été
, réservé à votre oreille, lorsque les luths seront vieux
Maintenant, doutez-vous que votre Oiseau était vrai ?

Elle refusa la vision du monde imposée par la religion avec un scepticisme moderne pour l’époque et pour son entourage.
Et dans le monde d’Emilie, il n’y a ni la célébrité, ni les louanges


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