Le Baiser (1907-1908) est la peinture la plus célèbre de Klimt et une représentation emblématique de l’amour et de l’intimité, dépeignant « deux figures qui se fondent l’une dans l’autre dans une étreinte affamée ». Elle représente l’apogée de sa « Période d’Or », caractérisée par l’utilisation brillante et profondément symbolique de la feuille d’or. Ce choix artistique n’était pas purement décoratif ; il était inspiré par l’admiration de Klimt pour les mosaïques byzantines et l’art religieux détaillé à l’or du Moyen Âge. L’or confère aux figures une « lueur éthérée et transcendante », élevant leur amour à un « plan divin » ou à un « royaume sacré ».

 

L’or et l’Art Nouveau

Le choix de l’or n’est pas purement décoratif. Klimt admire les mosaïques byzantines et les icônes. L’or donne aux personnages une « lueur éthérée ». Il élève leur amour au « royaume sacré ».

Les motifs rappellent les mosaïques. Ils sont aussi typiques de l’Art Nouveau. Klimt utilise l’or de manière révolutionnaire. Il couvre toute la toile de radiance. On a l’impression que les personnages sont dans une « mer d’or ».

 

Symbolisme et tension des genres

Les deux personnages représentent un « thème universel de l’amour ». Ils symbolisent l’union des âmes. Le vêtement de l’homme a des « motifs géométriques ». Ils symbolisent le « masculin » et la « rationalité ». La robe de la femme a des « motifs floraux ». Ils symbolisent la « féminité » et la « fertilité ». L’équilibre de ces formes distinctes montre l’harmonie. Il suggère l’équilibre entre les forces masculines et féminines.

 

L’érotisme et le scandale

La société de 1900 a jugé le tableau « pornographique ». Les robes « amples et fluides » étaient « scandaleuses ». Elles « suggéraient la nudité » et une « liberté sensuelle ». C’était mal vu. L’homme porte des « symboles phalliques ». La femme porte des « symboles vaginaux ». Certains y voient un « grand symbole phallique unique ». Cela souligne la charge érotique de l’œuvre.

klimt inconscient

L’expression de la femme et l’ambiguïté

Le visage de la femme est visible. Ses yeux sont fermés. Son expression est calme. Certains la jugent « passive ou vide ». Cela soulève des questions sur le « consentement ». D’autres y voient un « abandon complet » dans l’extase. Cette ambiguïté est une stratégie artistique. Elle invite à réfléchir sur les « complexités de l’amour ». Elle est aussi typique du mouvement symboliste.

Klimt, Freud et l’inconscient

Klimt est un « peintre de l’inconscient ». Il s’intéresse à la « sexualité féminine ». Il comprend que les femmes ont une sexualité indépendante. Il sait que la sexualité peut se « fusionner avec l’agression ». Cela fait écho aux théories d’Éros et Thanatos de Freud.

L’art, à travers son exploration intuitive et visuelle, peut parfois anticiper ou aboutir indépendamment à des vérités profondes qui sont ensuite formalisées par des théories scientifiques ou psychologiques. L’art de Klimt sert donc de témoignage visuel des réalités psychologiques que Freud découvrait à cette époque. Klimt n’illustrait pas la théorie freudienne, il observait et interprétait à travers son processus artistique, des phénomènes psychologiques similaires au sein de la condition humaine.

Klimt et Freud sont tous deux de l’avant-garde viennoise. Ils partagent une « croyance fondamentale sur la nature humaine » : la centralité de la sexualité. Le flou dans l’œuvre de Klimt évoque l’exploration des rêves par Freud. Le travail de Klimt n’illustrait pas la théorie freudienne. Il a développé ses idées de manière indépendante. Son art est un « reflet conscient » de la psychanalyse. L’œuvre de Klimt montre visuellement des réalités psychologiques. Ce que Freud découvrait, Klimt l’exprimait déjà. Une convergence de l’art et de la psychanalyse.


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